GDF Suez devient Engie et s’intéresse au nucléaire

Publié par Cyril le 6 juin 2015 dans Actualités

Période charnière pour l’énergéticien français : après l’adoption de son nouveau nom, Engie, l’ex-GDF Suez vient de mandater plusieurs banques d’affaires, afin d’étudier la reprise de certaines activités d’Areva. Un véritable tournant dans le secteur hexagonal de l’énergie, dans un contexte de libéralisation des marchés et d’augmentation des prix de l’électricité.

 

GDF Suez devient Engie

GDF Suez change de nom et se diversifie dans le nucléaireLe vendredi 24 avril 2015, la direction de Gaz de France-Suez a annoncé publiquement le nouveau nom du groupe : Engie. Ce changement intervient alors même que l’énergéticien, dont l’Etat est le principal actionnaire, venait de présenter un projet de réorganisation du groupe prévu pour 2016. Ce plan vise à rapprocher Engie de ses clients, notamment grâce à une réorganisation par zones géographiques et non plus par branches d’activité. Un objectif ambitieux pour l’énergéticien, qui s’impose comme l’un des plus gros producteurs mondiaux d’électricité et de gaz à l’heure actuelle, avec 150 000 salariés et un chiffre d’affaires de 74,7 milliards d’euros en 2014. Des sources proches du dossier soulignent également que ce changement de nom permettra au groupe de s’éloigner d’une compétence exclusive axée sur le gaz, pour promouvoir son expertise dans les énergies renouvelables. Comme le soulignait le PDG de GDF-Suez mi-avril dans une tribune du Monde, le groupe devrait augmenter de moitié la part d’énergies renouvelables dans ses capacités de production électrique en 2015, avec l’ambition de doubler cette part à l’horizon 2025 en Europe. De quoi s’affranchir d’un contexte européen difficile pour les énergéticiens, avec des consommations de gaz et d’électricité en forte baisse.

 

Engie : une diversification dans le nucléaire

Pour illustrer ce nouveau cap, le groupe Engie vient d’ailleurs de médiatiser ses ambitions dans le nucléaire. La directrice générale déléguée de l’énergéticien, Isabelle Kocher, a ainsi évoqué auprès de l’agence Bloomberg la possibilité de réaliser des synergies avec certaines activités d’Areva dans les services nucléaires. Selon Les Echos, Engie aurait désormais franchi une nouvelle étape en mandatant plusieurs banques pour étudier une reprise partielle des activités de services de l’équipementier nucléaire public : Greentech Capital Advisors, Rothschild, Crédit Agricole et Gimar. Un porte-parole d’Engie a également évoqué, en marge du conseil d’administration précédant l’assemblée générale, le partenariat unissant les 2 groupes depuis plusieurs années. A titre d’exemple, Engie participe à un consortium industriel aux côtés des japonais Itochu et MHI, dans la construction d’une centrale nucléaire en Turquie faisant appel au réacteur 1000 MW développé par Areva.

L’intérêt pour Engie serait le renforcement de son pôle d’activités de services au secteur nucléaire, connu sous la marque Cofely Endel. A l’heure actuelle, Endel réalise une vaste gamme de prestations, allant de la maintenance au démantèlement des installations, en passant par l’ingénierie, dans les centrales EDF comme les installations du CEA et d’Areva. Les experts écartent cependant l’hypothèse d’une prise de participation d’Engie dans Areva, ou encore d’un investissement dans la conception de réacteurs. La piste la plus crédible reste celle d’une reprise des activités annexes d’Areva, permettant d’éviter une cession de l’équipementier nucléaire public à EDF. De quoi laisser présager de grands bouleversements en matière de tarifs énergétiques. Pour en bénéficier, n’hésiter pas à comparer différentes offres en ligne, afin de trouver un fournisseur d’énergie moins chère.

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