Energie : EDF veut augmenter ses tarifs

Publié par Cyril le 15 mars 2015 dans Actualités

Nommé PDG d’EDF en novembre 2014, Jean-Bernard Lévy s’est fixé pour objectif de rétablir la capacité d’investissement de l’électricien français au cours des prochaines années. Un plan ambitieux, qui implique de réduire l’endettement, de céder des actifs, de maîtriser les coûts de fonctionnement, mais surtout d’augmenter les tarifs de l’électricité.

 

EDF : les bons résultats 2014

 

Energie : des tarifs EDF en augmentationA fin 2014, EDF, premier producteur mondial d’électricité, affiche un bénéfice net en hausse de 5,2 % à 3,7 milliards d’euros. Cette nouvelle ne satisfait cependant pas le nouveau PDG du groupe, qui souligne dans un entretien accordé au Monde une « génération de cash négative » ainsi qu’une dette en forte progression. Le calcul est simple : EDF n’aurait pas investi suffisamment au cours des 15 dernières années, d’où un prix de l’électricité bon marché en France par rapport aux voisins européens. Or, l’âge moyen du parc nucléaire français s’approche désormais des 40 ans, ce qui nécessite des coûts supplémentaires de maintenance dans le cadre du Grand Carénage, sans oublier les investissements dans les énergies renouvelables. Une situation qui laisse craindre un déficit de financement, en cas de non-stabilisation de l’endettement d’EDF selon Jean-Bernard Lévy.

 

Électricité : l’augmentation des tarifs

 

Pour accroître sa marge de manoeuvre, le PDG d’EDF réclame donc à l’Etat la possibilité d’augmenter les tarifs de l’électricité acquittés par les consommateurs,  « dans des proportions acceptables par la collectivité ». Pour justifier cette demande, Jean-Bernard Lévy souligne que le groupe revend son électricité d’origine nucléaire à ses concurrents en dessous de son prix de revient. Les augmentations de tarif devraient ainsi permettre de relever le niveau de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), actuellement de 42 euros par MWh, à un tarif plancher de 50 euros. Un accroissement historique, auquel s’ajouterait la charge de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe prélevée sur la facture des consommateurs pour permettre de financer le soutien aux énergies renouvelables.

 

Prix de l’électricité : l’impact négatif d’Areva

 

Pour ne rien arranger, la direction d’Areva a confirmé ce mercredi 4 février les pertes record (4,8 milliards d’euros) enregistrées en 2014. Dans une conjoncture défavorable, l’opérateur nucléaire va lancer un vaste plan de restructuration (dont un milliard d’euros d’économies sur trois ans et de possibles suppressions de postes à venir), qui pourrait s’accompagner d’une refonte du paysage de la filière nucléaire française. Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a d’ailleurs exprimé son souhait d’une convergence entre Areva et EDF. Une prise de position qui n’est pas du goût de Jean-Bernard Lévy, farouchement opposé à l’idée de secourir le groupe nucléaire en difficulté. Au contraire, le nouveau PDG d’EDF compte se développer à l’étranger, en gagnant des parts de marché dans les pays à forte croissance.

De quoi ajouter à l’incertitude autour des prix de l’électricité, qui pourraient connaître une augmentation sensible d’ici la fin de l’année. N’attendez pas cette éventualité, et choisissez dès aujourd’hui votre fournisseur d’énergie en utilisant les fonctionnalités avancées d’un comparateur en ligne !

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