Des crottes de chien… énergétiques !
“Beurk !” C’est ce qu’on se dit à coup sûr quand on se retrouve confronté à une crotte de chien laissée sur le trottoir par un maître indélicat. Et quand il faut slalomer entre les excréments des toutous, au dégoût s’ajoute l’agacement.
Comment est née cette découverte ?
Le chercheur Gary Downie n’a pas réagi ainsi face à ce “parcours du combattant”. Il est vrai que les plus grandes découvertes naissent d’une façon différente de penser. Slalomant entre les crottes de chien avec la poussette de son enfant, il a eu l’idée de recycler les déjections canines pour en faire de l’énergie.
Comment concrétiser cette idée saugrenue ? C’est par le biais de la méthanisation que la science et la nature rendent une telle prouesse possible. Il s’agit de priver les déjections d’oxygène et de laisser le processus de dégradation naturelle opérer. La matière organique se transforme alors en biogaz, qui peut être réutilisé en tant qu’énergie.
Par le biais de l’entreprise Streetkleen (rue propre), Gary Downie a développé son concept. Une machine, le Power Poppie, capable de traiter de 300 kilos à une tonne de déjections par jour a été créée. Elle peut alimenter en électricité 60 foyers sur un an. Cerise sur le gâteau : le processus est inodore !
Une énergie propre et économique
Le système semble très bénéfique. Il évite à la ville de devoir éliminer les crottes de chien. Chaque année, leur acheminement vers les décharges et leur enfouissement coûte plus de 86 millions d’euros à l’Angleterre. Il permet aussi de créer une énergie propre, limitant ainsi l’empreinte écologique de l’homme sur la planète. Une tonne de crottes de chien transformée en énergie évite à la planète 450 kg de gaz à effet de serre.
Le Power Poppie sera testé à grande échelle dès cet été. Au mois de juillet, une ville anglaise dont le nom n’a pas encore été révélé, expérimentera l’énergie crotte de chien. Ce sont les employés de mairie qui seront chargés de la collecte. Pour les aider, une application sur smartphone pourrait être créée. Les citoyens pourront ainsi signaler la présence de déjections canines à la mairie grâce à un système de géolocalisation.
Les concepteurs du Power Poppie espèrent que l’expérience sera un succès et que le dispositif pourra être étendu. Écologique et citoyen, il est vrai qu’il a de quoi séduire. Il faut tout de même dépasser sa première impression : “L’idée, c’est que les gens dépassent ce sentiment du ‘beurk’ et voient ces déjections comme une matière première économique et écologique”, confie David Downie. On lui souhaite de réussir ce pari un peu fou mais ô combien malin !

C’est pas très ragoutant,mais bon si c’est bon pour préserver la planète, je vote pour